19 septembre 2008

PARIS, 19 sept 2008 (AFP). Plus de 80 communes riveraines des aéroports de Roissy Charles-de-Gaulle et du Bourget, ou exposées aux nuisances des vols de nuit, tiendront samedi matin un conseil municipal géant face à la Tour Eiffel, ont annoncé les organisateurs.

Les élus de 84 communes représentant plus d’un million d’habitants et leurs conseils municipaux se retrouveront à 10H00 Place du Trocadéro à Paris pour procéder à « un vote solennel » contre les vols de nuit sur ces deux sites aéroportuaires, indiquent-ils dans des communiqués.

« L’objectif est de donner un signal fort aux pouvoirs publics à la veille de la publication du projet de Charte du développement durable de Roissy CDG et de la présentation, devant le parlement, du projet de loi Grenelle 1 », expliquent ainsi l’Association de défense contre les nuisances aériennes (Advocnar) et la Table ronde des élus contre les nuisances aériennes.

Ils dénoncent la « croissance sans limite du trafic aérien » et les « promesses non tenues, mensonges d’Etat, commissions qui ne se réunissent pas, fausses concertations, lois et autre charte tombées aux oubliettes ».

Quatre maires –de Gonesse, Saint-Prix, Argenteuil et Soisy-sous-Montmorency– ont demandé audience au président de la République, auquel sera prochainement remis un rapport sur le sujet, réalisé par « la mission Dermagne », du nom du président du Conseil économique et social.

Selon les élus, Roissy « est l’aéroport européen qui émet le plus de nuisances la nuit avec 168 vols enregistrés en moyenne entre 22h et 6h ». Le trafic nocturne augmente depuis 2004 et a connu un croissance de 2,72%, supérieure à la croissance globale du trafic, ajoutent-ils.

« Heathrow (Londres), 1er aéroport en Europe, n’a que seize vols de nuit, uniquement des atterrissages, contre 100 vols à Roissy CDG sur la même » tranche horaire.

Un arrêté du 6 novembre 2003 « qui prévoyait de plafonner le nombre de créneaux attribués entre zéro et cinq heures a entraîné un report du trafic sur les plages horaires 22h-0h et 5h-6h », ajoutent-ils.

Les associations dénoncent les « pathologies liées au bruit » mais aussi « la difficulté d’apprentissage des enfants, la dépréciation immobilière, la paupérisation d’une partie de l’Ile-de-France ».