GENÈVE, 29 août 2008 (AFP). L’Organisation météorologique mondiale (OMM) s’attend pour cette année à un trou d’ozone « moyen » au-dessus de l’Antarctique après des fluctuations erratiques au cours des deux dernières années.
« Au vu des données préliminaires, il semble que le trou d’ozone en Antarctique de 2008 sera, en taille et en gravité, à peu près au milieu du record constaté en 2006 et un phénomène beaucoup plus faible en 2007 », a déclaré vendredi à la presse M. Geir Braathen, expert en la matière pour l’OMM.
« Nous nous attendons à un trou d’ozone +moyen+ ou +normal+ », a-t-il dit.
Le trou dans la couche d’ozone au dessus de l’Antarctique a été découvert dans les années 1980. Il a tendance généralement à se former au mois d’août et à se combler à la mi-décembre mais sa taille est très variable en fonction des conditions météorologiques.
Braathen a indiqué qu’il restait encore largement assez de substances nocives dans l’atmosphère pour détruire complètement l’ozone à une altitude de 14 à 20 kilomètres.
L’ozone stratosphérique constitue un filtre naturel protégeant la terre de l’excès de rayons ultra-violets du soleil pouvant provoquer des brûlures, des cataractes, des cancers de la peau ou causer des dégâts à la végétation.
La disparition de l’ozone est causée par les températures extrêmement froides à haute altitude et par la pollution provoquée par certains gaz réfrigérants, des mousses de plastique et des aérosols qui se sont accumulés dans l’atmosphère.
L’utilisation de la plupart de ces produits nocifs, les CFC, est en voie d’élimination grâce au protocole de Montréal de 1987, mais ces gaz restent dans l’atmosphère durant très longtemps.














