TOURS, 25 juil 2008 (AFP). La société de produits chimiques Synthron a été condamnée jeudi en correctionnelle à Tours à 105.000 euros d’amende et plus de 185.000 euros d’indemmités pour la pollution d’une rivière, a-t-on appris vendredi de source judiciaire.
Synthron, basée à Auzouer-en-Touraine (Indre-et-Loire), a été condamnée par le tribunal correctionnel à une amende de 75.000 euros, à quatre contraventions de 7.500 euros chacune et à verser 167.801 euros à la Fédération d’Indre-et-Loire pour la pêche et 18.000 euros à différentes associations de défense de l’environnement.
En 2004, cette usine classée Seveso 2, du nom d’une ville italienne où une catastrophe industrielle avait causé un nuage toxique de dioxine en 1976, avait rejeté des eaux souillées dans la Brenne, causant une grave pollution qui avait occasionné d’importants dégâts sur la flore et la faune.
« Les juges espèrent ainsi une véritable prise de conscience des industriels pour les faits de pollution », s’est félicité Me Gérard Chautemps, avocat de la Fédération de la pêche, interrogé par l’AFP.
Dans son attendu, le tribunal « donne une nouvelle définition du préjudice écologique, en prenant en compte des éléments objectifs (mortalité des poissons…) mais également et surtout une dimension plus subjective (beauté originelle du site, âme d’un territoire, mémoire de l’eau). Cette décision peut faire jurisprudence », a souligné l’avocat.
La société Synthron, qui emploie 130 salariés et s’appelait à l’époque Protex, a été en 1998 à l’origine d’une grave pollution de la Loire et d’un de ses affluents, la Brenne, qui avait entraîné une interruption de la fourniture en eau potable pour une partie de l’agglomération tourangelle.
Le tribunal a également ordonné jeudi que le jugement soit publié dans la Nouvelle République du Centre-Ouest et dans le mensuel l’Usine nouvelle.















L’amende n’est pas si importante et même si l’entreprise fautive paie énormément d’argent, ça ne changera rien: le mal a été fait! Il faut tout simplement interdire ce genre de productions, car mêmes les sécurités les plus élaborées n’empêchent pas que ces substances toxiques existent quelque part et donc sont rejetées (sous forme de dioxines, etc).