15 juillet 2008

PARIS, 15 juil 2008 (AFP). Le réseau « Sortir du nucléaire » a demandé mardi, dans une lettre au ministre de l’Ecologie Jean-Louis Borloo, « des prélèvements indépendants » près de tous les sites nucléaires, après la découverte au Tricastin (Vaucluse) de concentrations d’uranium dans la nappe phréatique.

« Nous vous demandons solennellement que soient mis en oeuvre au plus vite des prélèvements près de tous les sites et centrales nucléaires », réclame « Sortir du Nucléaire ». Le réseau estime « légitime de penser que des rejets radioactifs sont occasionnés par différents sites ou centrales nucléaires, et sont cachés dans le but de ne pas nuire à l’image du nucléaire ».

L’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), enquêtant après la fuite de 74 kg d’uranium naturel dans une station de traitement de l’usine Socatri du Tricastin, avait révélé en trois points de la nappe phréatique « des variations de concentration en uranium (qui) ne peuvent pas être expliquées par le rejet accidentel ».

« La découverte d’uranium +suspect+ autour du site du Tricastin laisse à penser que des rejets radioactifs dans l’environnement ont eu lieu et ont été maintenus secrets, mettant ainsi en danger les citoyens », note dans sa lettre le réseau, qui revendique plus de 800 associations.

« Pour que les résultats ne puissent souffrir d’aucun soupçon, ces prélèvements doivent être faits par des organismes indépendants comme la Criirad ou des organismes étrangers n’ayant aucun lien avec les industriels du nucléaire ni avec l’Etat français », estime enfin « Sortir du nucléaire ».