LYON, 10 juil 2008 (AFP). Le collectif des faucheurs volontaires d’OGM va tenir samedi et dimanche à Grigny (Rhône) son assemblée générale annuelle afin de définir les « stratégies à suivre » dans un contexte législatif et judiciaire, qui a évolué depuis leur dernier rassemblement.
Près de 500 faucheurs volontaires, sur les 7.000 que compte le collectif, sont attendus au bord du Rhône où des tentes ont été dressées pour les accueillir sur des terrains prêtés par la municipalité.
Deux salles dans le centre de Grigny ont été également prêtés pour les sessions de l’assemblée générale, dont les débats porteront sur l’actuelle loi OGM qui reconnaît « la liberté de consommer et de produire avec ou sans OGM » en France et organise la coexistence des deux types de cultures.
Elle reconnaît également le « délit de fauchage » et lui associe une peine de deux ans d’emprisonnement et 75.000 euros d’amende.
« Nous allons échanger sur nos pratiques en France et en Europe car le contexte répressif évolue », a déclaré à l’AFP Patrick Herrero, membre du collectif des faucheurs du Rhône.
« L’accueil des participants se fera le samedi matin, et l’assemblée générale débutera dans l’après-midi », explique t-il.
Au cours de ce week-end, deux réunions plénières sont prévues ainsi que des ateliers thématiques sur « la désobéissance civique dans le contexte actuel », « les faucheurs volontaires et la société civile », ainsi que sur « les différents aspects de l’engagement et de la solidarité ».
Dimanche, José Bové donnera une conférence de presse et l’après-midi sera consacrée aux témoignages de « Faucheurs volontaires sans frontières » venus de plusieurs pays européens.














