PARIS, 9 juil 2008 (AFP). L’organisation écologiste France nature environnement (FNE, 3.000 associations) s’est interrogée mercredi sur l’exactitude des informations communiquées à propos d’un rejet accidentel d’uranium survenu mardi sur le site nucléaire de Tricastin.
L’organisation souligne que la loi du 13 juin 2006, dite de « transparence et sécurité nucléaire » a concentré aux mains des cinq directeurs de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), « non contrôlée et juridiquement irresponsable », la maîtrise du contrôle et de l’information en matière nucléaire.
« Dans ces conditions, FNE s’inquiète de l’exactitude des informations délivrées à propos de l’accident de Tricastin », indique un communiqué.
Mercredi matin, une porte-parole de la Socatri, filiale d’Areva, a affirmé que la quantité d’uranium rejetée était moins importante que celle annoncée initialement.
Au lieu des 360 kg d’uranium naturel annoncés (correspondant à 30 m3 d’effluents contenant 12 gr d’uranium par litre), ce sont en fait 75 kg qui ont été rejetés (soit 6,25 m3 d’effluents contenant 12 gr d’uranium par litre), a-t-elle affirmé.
« L’accident du Tricastin démontre que l’Etat fait fausse route en laissant au lobby nucléaire, le choix d’imposer à notre pays, un modèle énergétique dépassé », a commenté Arnaud Gossement, porte-parole de FNE.














