LISBONNE, 17 juil 2008 (AFP). Le nucléaire n’est pas au programme du gouvernement a indiqué un ministre portugais qui n’exclut pas pour autant un débat sur cette question dans le cadre d’une réflexion sur les moyens de réduire la dépendance énergétique du pays, rapporte la presse jeudi.
« Le nucléaire ne figure pas au programme du gouvernement », a déclaré Le ministre portugais de la Présidence Pedro Silva Pereira dont les propos sont rapportés dans la presse.
« Les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique sont toujours la priorité du gouvernement », a-t-il précisé.
La question avait été soulevée mardi par le gouverneur de la Banque du Portugal, Victor Constancio, à l’occasion de la publication de son bulletin économique d’été présenté devant le Parlement, et qui revoit la croissance de l’économie portugaise à la baisse, à 1,2% en 2008 et à 1,3% en 2009.
Devant la crise énergétique, M. Constancio avait invité le gouvernement à réfléchir à toutes les possibilités qui permettraient « d’adopter une politique énergétique différente », parmi lesquelles l’option du nucléaire.
« La hausse des prix de l’énergie qui s’installe durablement doit nous amener à tout analyser y compris l’option du nucléaire », a-t-il dit. « Tout doit être fait pour éviter la dépendance énergétique ».
Depuis ces déclarations, plusieurs secteurs de la société portugaise ont déjà réagi ouvrant ainsi un débat sur cette question.
En 2005, l’entrepreneur portugais Patrick Monteiro de Barros avait présenté un projet de centrale nucléaire avec une puissance installée de 1.600 mégawatts pour un investissement de près de 4 millions d’euros. Un « projet toujours d’actualité », affirment les responsables du projet.
Au Portugal, près de 73% de la production d’énergie est d’origine conventionnelle. Le Portugal importe près de 13% d’électricité d’origine nucléaire. Les 60% restant provenant de sources thermoélectriques alimentées au charbon, au gaz ou au fuel.














