1 juillet 2008

WASHINGTON, 1 juil 2008 (AFP). La Banque mondiale a annoncé mardi la création de deux fonds d’investissement sur le climat (CIF), devant être dotés de 5 milliards de dollars d’ici 3 ans, pour aider les pays en développement à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et s’adapter au réchauffement climatique.

« Nous pensons que les CIF auront un impact significatif pour générer encore plus de financements » pour lutter contre le réchauffement climatique, a dit le président de la BM Robert Zoellick, cité dans un communiqué.

Il a indiqué qu’il tablait également sur de « nouvelles approches » de la lutte contre le réchauffement climatique, « de l’agriculture à la gestion de l’eau, des transports au développement urbain, et de la biodiversité à l’accès à l’énergie ».

L’un de ces fonds, intitulé Fonds pour la technologie propre, vise à offrir de nouveaux financements à grande échelle pour investir dans des pays en développement dans des projets de technologies à basse consommation d’hydrocarbures, dans l’idée de réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Le second, le Fonds stratégique pour le climat, « sera plus large et plus flexible », et visera à financer divers programmes-test sur les façons innovantes de gérer le changement climatique.

Ces investissements sont l’aboutissement de six mois de consultations, lancées en parallèle avec la conférence de Bali, entre contributeurs et bénéficiaires potentiels, avec la participation des Nations unies, d’autres banques de développement multilatérales, d’organisations non gouvernementales et du secteur privé.

De premiers projets devraient être retenus d’ici à la fin de l’année.

L’administration américaine a salué la mise sur pied de ces fonds pour répondre « au double défi de la pauvreté et du changement climatique ».

« Le président (George W. Bush) a réclamé au Congrès deux milliards de dollars sur les trois années à venir pour que le Fonds soutienne immédiatement des actions visant à aider à réduire les émissions des gaz à effet de serre dans les pays en développement, où elles sont le plus en progression », a souligné le sous-secrétaire d’Etat américain au Trésor, David McCormick.