RIO DE JANEIRO, 25 juil 2008 (AFP). La dégradation des zones humides, telles que les marais, menace d’en faire des « bombes à carbone » qui accélèrent le réchauffement de la planète, ont indiqué vendredi des scientifiques de plusieurs pays réunis au Brésil.
Les zones humides contiennent près de 771 milliards de tonnes de gaz à effets de serre ce qui équivaut à tout le carbone existant dans l’atmosphère, d’après les chercheurs de 28 pays rassemblés à Cuiaba, dans le centre ouest du Brésil.
La dévastation (drainages, remblaiements, plantations…) de ces zones, libérerait les gaz à effets de serre et accélèrerait le réchauffement de la planète, selon Paulo Teixeira, co-président de la Conférence internationale sur les terres humides qui a pris fin vendredi, après cinq jours de débats.
« Pour illustrer la gravité du problème, on a dit au cours de la conférence que dégrader les zones humides revenait à en faire des + bombes à carbone+ », l’expression qui désigne tout effet d’emballement du processus de réchauffement climatique par des processus physiques ou écologiques, a déclaré M.Teixeira à l’AFP.
Les zones humides couvrent 6% de la surface de la terre. Elles produisent 25% des aliments et de l’eau pure de la planète, préservent les nappes aquifères et servent de barrières aux ouragans et inondations côtières, selon les scientifiques.
Leur richesse écologique est menacée par l’agriculture, les croissantes demandes d’hydroélectricité, par l’urbanisation et elle est négligée par les gouvernements, ont déploré quelque 700 chercheurs qui ont participé à la conférence organisée par l’Université des Nations Unies et l’Université fédérale de l’Etat du Mato Grosso do Sul (centre-ouest du Brésil).














