RENNES, 14 juil 2008 (AFP). Trois militants antinucléaires occupent depuis lundi matin un pylône d’une ligne électrique à très haute tension (THT) à Saint-Germain-en-Coglès (Ille-et-Vilaine), a-t-on appris auprès du collectif organisateur qui proteste ainsi contre la construction de l’EPR dans la Manche.
C’est la troisième opération de ce type organisée par le Groupe d’actions non violentes antinucléaires (Ganva) en trois jours, après celles de samedi dans la Manche et de dimanche en Mayenne.
Deux hommes et une femme sont montés sur le pylône à 20 mètres de hauteur vers 11H00. Ils y ont accroché un drapeau français rappelant les festivités du 14 juillet où l’on pouvait lire « bleu, blanc, boum » ou encore une banderole proclamant « RTE le +pylôneur+ citoyen sous très haute tension », a indiqué à l’AFP un militant du Ganva, présent au pied du pylône.
L’énergie produite à Flamanville (Manche), après l’achèvement de l’EPR en cours de construction, devrait être acheminée par une ligne THT de 400.000 volts jusqu’à Domloup (Ille-et-Vilaine), à une quinzaine de kilomètres au sud-est de Rennes.
Par ses actions, le Ganva souhaite attirer l’attention sur l’impact d’une ligne THT sur la santé des habitants demeurant sur son passage. Comme plusieurs associations locales, il réclame « un moratoire suspensif » sur ce projet THT dans l’attente des résultats des études en cours sur les éventuelles pathologies déclenchées chez l’homme par la proximité des lignes THT.
Les actions des antinucléaires se sont multipliées dans la région depuis le démarrage en décembre 2007 du chantier de l’EPR (réacteur à eau sous pression), qui doit se terminer en 2012. L’EPR de Flamanville est le deuxième réacteur de ce type en construction dans le monde, après celui de Finlande.
Nicolas Sarkozy a annoncé le 3 juillet la construction d’un deuxième EPR en France à partir de 2011. Son lieu d’implantation n’a pas encore été décidé.














