3 juillet 2008

PARIS, 3 juil 2008 (AFP). Le plus haut responsable de l’ONU pour la lutte contre le changement climatique a espéré jeudi que le G8 des nations les plus riches exercerait son leadership la semaine prochaine lors de sa réunion au sommet au Japon, mais ne s’attend pas à une percée sur le sujet.

« Je n’attends pas vraiment de percée de ce sommet », a indiqué à l’AFP Yvo de Boer, secrétaire exécutif de la Convention des Nations unies sur les changements climatiques.

Rappelant que les scientifiques du GIEC (Groupe intergouvernemental d’experts sur les changements climatiques), dont les travaux ont été validés l’an passé par les gouvernements, avaient insisté sur « l’absolue nécessité » de diviser par deux les émissions mondiales de gaz à effet de serre d’ici 2050 pour garder un climat gérable, il a appelé le G8 à « discuter » d’objectifs de réduction à moyen terme (2020) pour y parvenir.

« Nous avons réellement besoin du leadership des pays riches et qu’ils se concentrent sur 2020, c’est aussi nécessaire pour donner un signal au secteur privé », a-t-il insisté.

Interrogé sur la pertinence du format G8 pour débattre du climat, M. de Boer a salué l’initiative de l’Allemagne qui avait initié l’an dernier le G8 « Plus Cinq » (Chine, Inde, Afrique du Sud, Brésil, Mexique), afin de traiter les grands pays émergents « sur un pied d’égalité ».

La Chine est le pays dont les émissions ont le plus augmenté en 2007, en faisant le premier pollueur mondial.

« Si vous attendez des grands pays en développement qu’ils prennent des engagements sur un sujet aussi majeur que le changement climatique, vous devez les traiter avec le respect qui leur est dû », a remarqué M. de Boer.