2 juillet 2008

PARIS, 2 juil 2008 (AFP). Les industriels du ciment ont lancé mercredi un appel aux pays du G8 en faveur d’une réduction des émissions de CO2 par secteur au niveau mondial pour lutter contre le changement climatique.

« Alors que des discussions sont en cours pour parvenir à un accord global sur le climat, des approches sectorielles complémentaires pourraient être mises en place pour accélérer les réductions d’émissions de CO2 », a déclaré devant la presse Bjorn Stigson, président du Conseil mondial des entreprises pour le développement durable (WBCSD) qui réunit 200 entreprises du monde entier.

Outre le ciment, la sidérurgie, une autre industrie énergivore et donc polluante, pourrait être concernée de même que la chimie par exemple.

L’industrie cimentière a été la première à adopter un protocole volontaire de réduction de ses émissions, a rappelé Bruno Lafont, PDG de Lafarge et co-président de l’Initiative ciment (CSI), un programme d’action du WBCSD.

Ce protocole permet aux cimentiers de mesurer leurs émissions annuelles de CO2 selon une méthode commune et de vérifier les résultats obtenus pour réduire ces émissions.

Il est utilisé par 80% des cimentiers dans le monde et pourrait constituer la base d’une « approche sectorielle » à l’échelle mondiale de réduction des émissions de CO2, a estimé M. Lafont.

En moyenne, les émissions nettes de CO2 des 18 cimentiers représentés au sein du CSI ont diminué à 670 kg par tonne de ciment produite en 2007 contre 760 kg/t en 1990, selon les chiffres du CSI.

Ce qui représente pour les cimentiers une réduction de leurs émissions d’environ 70 millions de tonnes de CO2 en 2007 par rapport à 1990.

« Nous appelons les membres du G8 et la Convention cadre des Nations Unies sur le climat » à accélérer la mise en place de telles approches sectorielles, a indiqué M. Lafont.

Le G8 doit se réunir du 7 au 9 juillet dans l’île de Hokkaido, dans le nord du Japon.

Les pays en développement restent méfiants vis-à-vis de ces réductions d’émissions par secteur, craignant de se voir imposer des freins à leur croissance, et réclament des transferts de technologies.