LONDRES, 31 juil 2008 (AFP). British Energy (BE), qui s'apprête à faire l'objet d'une offre d'achat d'EDF, est la pièce maîtresse du nucléaire britannique, que le gouvernement veut relancer en faisant construire une nouvelle génération de centrales.

British Energy est une entreprise privée et cotée à la Bourse de Londres depuis sa privatisation en juillet 1996, sous l'égide du gouvernement conservateur de John Major.

En difficultés financières, le groupe a cependant fait appel en 2002 au gouvernement pour se renflouer, en échange d'une participation. L'Etat, qui a depuis cédé une partie de ses parts, détient encore l'équivalent de 35,2% du capital.

British Energy exploite huit des dix centrales nucléaires civiles du Royaume-Uni, d'une capacité totale de production de 9.600 mégawatts.

Il détient également une centrale au charbon, produisant environ 2.000 mégawatts, et génère au total environ un cinquième de l'électricité consommée au Royaume-Uni, ce qui en fait le premier producteur d'énergie du pays.

Les deux autres centrales civiles, qui sont dotées de réacteurs d'ancienne technologie "magnox", sont exploitées par le groupe public BNFL et devraient fermer d'ici 2010.

Les huit centrales de British Energy, dont la dernière est entrée en production en 1995, devraient quant à elle fermer entre 2014 et 2035.

Le gouvernement souhaite les remplacer par de nouveaux réacteurs alors que les prix des énergies fossiles ont flambé, et que les énergies renouvelables, que le Royaume-Uni a développé fortement, ne suffiront pas.

Les nouvelles centrales ont toutes les chances d'être construites à côté des existantes, ce qui donnera à British Energy --et à son futur propriétaire-- un rôle central dans la relance de cette énergie controversée.