DJEDDAH (Arabie saoudite), 22 juin 2008 (AFP). Le ministre français de l’Energie et de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo, a dénoncé dimanche à Djeddah les effets de la spéculation sur l’envolée des prix du pétrole et s’est félicité du dialogue s’instaurant entre pays producteurs et consommateurs.
« Lutter contre la spéculation est une absolue nécessité. Et là, tout le monde est d’accord, il n’y a pas (d’un côté) les producteurs, (de l’autre) les consommateurs », a déclaré M. Borloo à la presse en marge de la conférence de Djeddah (Arabie saoudite).
« Il y a un danger d’explosion » face à la hausse des prix du pétrole, qui ont doublé en un an et frôlé il y a une semaine la barre des 140 dollars le baril, a-t-il noté.
« Il y a un accord général sur l’idée que si les marchés étaient plus transparents, il y aurait moins de spéculation. On a proposé qu’autour de l’Agence internationale de l’Energie et du Forum de l’énergie il y ait un groupe de travail pour regarder comment donner toutes les informations sur les réserves, sur les stocks et sur les besoins des consommateurs », a ajouté le ministre.
« Il y a besoin d’investissements communs des deux, producteurs et consommateurs, sur les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique », a-t-il souligné.
Dans une référence aux capacités supplémentaires dégagées par les pays producteurs de brut, M. Borloo a indiqué que la France avait « demandé que les 2 millions de barils de coussin de sécurité soient portés à trois ».
« Pour ça, il faut que l’ensemble des producteurs acceptent », a-t-il dit, car s' »il n’y a pas de crise de l’approvisionnement pour l’instant, on ne sait jamais ».














