19 juin 2008

PARIS, 19 juin 2008 (AFP). L’organisation Greenpeace, qui s’était mobilisée contre la loi sur les OGM, a salué jeudi les remarques du Conseil constitutionnel obligeant le Parlement à inscrire dans la loi certaines informations renvoyées au décret d’application.

« Depuis des années on s’est battu pour que les informations concernant la santé ne puissent en aucun cas rester confidentielles : le Conseil constitutionnel demande à son tour qu’elles soient inscrites dans la loi », s’est félicité Arnaud Aporteker, expert OGM de Greenpeace, tout en se disant « déçu » de voir la loi avalisée.

Le texte, voté au Parlement et qui devra être modifié avant la fin de l’année, renvoyait à l’autorité administrative toute une liste d’informations devant être rendues publiques en cas de culture d’OGM en serre ou en plein champ.

Cependant, dans un communiqué, Greenpeace « regrette que la plus haute juridiction ait donné raison à une procédure d’adoption forçant le sens des institutions et bafouant la démocratie et qu’une loi menaçant les filières sans OGM se voit ainsi avalisée ».