3 juin 2008

PARIS, 3 juin 2008 (AFP). Il sera « possible de nourrir le monde en 2050 » et « dans des conditions compatibles avec un développement durable », ont estimé mardi des spécialistes internationaux d’une vingtaine de pays réunis en colloque à Paris pour réfléchir aux mesures à mettre en place.

« Le défi est immense, il est collectif, mais il est à notre portée », ont affirmé l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) et le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad), organisateurs français du colloque sur « les nouvelles priorités de la recherche agronomique face aux défis agricoles et alimentaires mondiaux ».

Les travaux du colloque, a précisé lors d’un point presse la présidente de l’Inra, Marion Guillou, ont porté sur « les innovations » à mettre en oeuvre, et les « scénarios d’intégration », c’est-à-dire toute la filière alimentation (production, transformation, commerce…).

Dans un rapport, « Agrimonde », un des points de départ des travaux du colloque, l’Inra et le Cirad envisagent ainsi un scénario pour la mise en place de systèmes agricoles et alimentaires mondiaux pour nourrir la planète de manière durable en 2050.

Pour Mme Guillou, une « agriculture durable » passe notamment par « une réduction des pertes » de denrées alimentaires à tous les niveaux (production, stockage, transport, distribution…), « une évolution de la consommation », « un accroissement des rendements dans des proportions réalistes », des « politiques d’accompagnement » en faveur des pays en dévelopement et « des outils politiques en matière de production et de commerce ».

Ce colloque se tenait au moment où s’ouvrait à Rome le sommet de la FAO sur la crise alimentaire en présence de nombreux chefs d’Etat pour tenter de trouver un consensus pour stopper la flambée des prix des denrées de base.