NEW YORK, 11 juin 2008 (AFP). Alain Robert, l' »homme araignée » français qui a escaladé l’immeuble du New York Times le 5 juin, comparaîtra en octobre à New York et devait repartir jeudi pour la France.
« Je pense pouvoir démontrer que le chef d’inculpation de mise en danger de la vie d’autrui ne tient pas la route », a déclaré mercredi Alain Robert à l’AFP.
« Je suis un grimpeur professionnel qui a grimpé une grande échelle, ça ne met en danger la vie de personne » a-t-il poursuivi.
La comparution a été fixée au 1er octobre lors d’une audience mercredi.
D’ici là, le procureur de New York aura décidé s’il s’agit d’un délit mineur ou pas, a déclaré à l’AFP l’avocat d’Alain Robert, Damien Ashack.
Il a précisé à l’AFP que son client et lui n’avaient pas encore décidé de plaider ou non coupable.
Le grimpeur avait été inculpé de trouble à l’ordre public avec risque de blesser sérieusement autrui, d’affichage sans autorisation, de violation de propriété privée, et libéré sous versement d’une caution de 2.000 dollars. Il risque jusqu’à un an de prison.
Alain Robert avait escaladé à main nues la façade en verre de l’immeuble situé près de Times Square au coeur de Manhattan, devant des milliers de New-yorkais médusés.
« Il s’agit d’un acte pacifique pour attirer l’attention des dirigeants du monde entier sur l’urgence d’une lutte contre le changement climatique », avait déclaré le Français dans un communiqué.
A mi-chemin, il avait déployé un panneau de toile fluorescent sur lequel on pouvait lire « Le réchauffement de la planète tue autant de gens chaque semaine que les attentats du 11-Septembre ».
« L’homme araignée » a déjà escaladé plus de 70 gratte-ciel à travers le monde, dont le siège de la Banque nationale à Abou Dhabi, devant 100.000 spectateurs, la Tour Eiffel à Paris, ou l’opéra de Sydney en Australie.














