24 juin 2008

GENÈVE, 24 juin 2008 (AFP). L’ancien secrétaire général de l’ONU Kofi Annan a défendu mardi à Genève « la justice climatique » en demandant que les pollueurs paient les dégâts qu’ils causent au climat, plutôt que les plus pauvres soient les seuls à en subir les effets.

M. Annan a préconisé l’établissement de fonds pour aider les communautés les plus vulnérables au réchauffement climatique à s’adapter.

« Nous devons faire la justice climatique. En tant que communauté internationale, nous devons reconnaître que les pollueurs doivent payer, et pas les plus pauvres et les plus vulnérables », a déclaré l’ancien secrétaire général de l’ONU à l’ouverture de la première conférence sous l’égide du Forum mondial humanitaire qu’il a créé et qu’il préside.

Le Forum doit discuter pendant deux jours de la façon d’associer les mondes de la politique, de l’économie, de la diplomatie et du développement pour adapter la société au changement climatique, « l’un des plus importants défis de notre temps », selon M. Annan.

Parmi les participants annoncés figurent notamment le milliardaire britannique Richard Branson, Mary Robinson, ancienne haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme et ancienne présidente de l’Irlande, l’économiste Jeffrey Sachs et le président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Jakob Kellenberger.

A l’ouverture de la Conférence, M. Annan a encore souligné que les communautés affectées ont besoin d’être « armées » avec les connaissances et les outils qui leur permettront de faire face aux pires effets du changement climatique.

« Nous ne pouvons pas permettre que le coût additionnel nécessaire à l’adaptation au réchauffement climatique soit pris sur les moyens destinés à lutter contre la pauvreté. Nous devons agir immédiatement pour donner (aux communautés affectées) des fonds supplémentaires et une assistance technique adaptée », a-t-il déclaré.

Parmi les outils qui doivent être mis à disposition figurent les alertes météorologiques, la fourniture de semences et d’engrais adaptés au changement climatique, et que les maisons des familles soient assurées, a indiqué M. Annan.