CITE DU VATICAN, 23 juin 2008 (AFP). Marche à pied, transports écologiques, hôtels proches de la nature… à la veille des vacances d’été, le Vatican a prodigué lundi ses conseils aux touristes qu’il appelle à « une éthique de responsabilité » face aux dégâts provoqués par le réchauffement climatique.
« Le touriste, par son attitude, peut contribuer à maintenir en vie la planète et à freiner l’escalade d’un changement climatique qui nous alarme », avertit dans un communiqué « le Conseil pontifical pour la pastorale des migrants et des personnes en déplacement », l’organe du Vatican en charge du tourisme.
Il relève que dans cette « phase précaire et délicate de l’histoire de l’humanité » ouverte par les changementS climatiques, celle-ci a le choix entre « les deux routes proverbiales du bien et du mal, comme nous l’enseigne la Bible ».
« Quand l’homme oublie d’être un fidèle serviteur de Dieu et de la terre, celle-ci se rebelle et devient un désert », avertit le Vatican.
Après les référence bibliques, les conseils: marcher à pied, voyager léger, éliminer ses déchets, « planter des arbres pour neutraliser les effets polluants de nos voyages », utiliser les matériaux recyclables ou biodégradables, respecter la législation…
Le communiqué signé du cardinal Renato Martino déplore aussi « les efforts timorés » des Etats « qui hésitent à ratifier certains protocoles internationaux tendant à la conservation de l’environnement et à la réduction d’émission d’anhydride carbonique ».
« Le mal réside dans les structures ou les choses qui accélèrent la pollution », estime-t-il, appelant l’homme à « écouter sa voix intérieure qui l’invite à se rendre compte des limites » à ne pas dépasser.
Le cardinal conclut son communiqué en invitant « au développement d’une « austérité joyeuse ».














