19 juin 2008

PARIS, 19 juin 2008 (AFP). Le système de « bonus-malus » écologique automobile coûtera 200 millions d’euros à l’Etat en 2008, la taxe prélevée à l’achat d’un véhicule polluant ne compensant pas les aides de l’Etat aux acquereurs de voitures propres, écrit jeudi Les Echos.

« Le bonus-malus automobile est victime de son succès », estime le quotidien économique. « Le dispositif était prévu pour être neutre sur les finances publiques, les taxes versées par les acheteurs des voitures les plus polluantes devant compenser les aides perçues par lee acquéreurs de véhicules éméttant moins de CO2 », poursuit Les Echos.

« Bercy estime aujourd’hui que la mesure pourrait coûter jusqu’à 200 millions d’Euros à l’Etat cette année, un +luxe+ en ces temps de vaches maigres budgétaires », ajoute le quotidien.

Les Echos affirme que le ministre du Budget Eric Woerth serait « partisan d’un malus-malus » car « ce qui compte c’est l’écart de prix entre deux produits, qui peut aussi bien être obtenu par un plus gros malus ».

« Ce surcoût pour l’Etat complique l’extension du dispositif à d’autres produits », estime le journal.

Le ministre de l’Ecologie Jean-Louis Borloo avait annoncé début juin dans un entretien aux Echos qu’il voulait étendre dès 2009 ce dispositif de bonus-malus à une vingtaine de familles de produits.