PARIS, 18 juin 2008 (AFP). Les mesures envisagées par l’Europe en matière d’économies d’énergie manquent singulièrement d’ambition, a souligné mercredi l’associaton écologiste Greenpeace à l’approche de la présidence française de l’UE.
« L’efficacité énergétique reste le parent pauvre » de la politique environnementale européenne, a regretté Yannick Jadot, directeur des programmes de Greenpeace France, au cours d’un point presse.
« On connaît le lobby du +produire plus+, on connaît le lobby du +consommer plus+, mais le lobby du +consommer moins+ peine à émerger », a-t-il ajouté.
« C’est le seul objectif (européen) qui n’a aucun caractère juridiquement contraignant », a de son côté souligné Karine Gavand, responsable de la campagne Climat au sein de l’organisation écologiste.
A l’inverse de l’efficacité énergétique, la réduction des émissions de gaz à effets de serre et le développement des énergies renouvelables font l’objet d’objectifs chiffrés contraignants. Ces sujets seront d’ailleurs débattus lors de la présidence française, qui débute le 1er juillet, dans le cadre du « paquet climat-énergie », une série de mesures en faveur de l’environnement.
Selon Greenpeace, la France a déjà mené avec un certain succès une politique d’économie d’énergie après les deux choc pétroliers (1973 et 1979) mais n’a pas persévéré dans cette voie lorsque le prix du baril s’est effondré.
L’organisation a réalisé un clip vidéo, disponible sur son site internet, sur 30 années de « beaux discours ». On y voit les principaux dirigeants politiques français de ces 30 dernières années, de droite comme de gauche, assurer tour à tour, avec force et conviction, l’urgence absolue de mettre en place une véritable politique d’économies d’énergie.














