25 juin 2008

CHERBOURG, 25 juin 2008 (AFP). Une vingtaine de militants de Greenpeace ont bloqué mercredi pour le deuxième jour consécutif l’accès de trois carrières situées dans la Manche dont le sable et les graviers alimentent le chantier de l’EPR de Flamanville, a indiqué un porte-parole de l’association écologiste.

Les militants, cadenassés à des fûts, bloquent depuis mardi matin l’accès des carrières de Montebourg, Lieusaint et Haye-du-Puits pour protester contre la reprise des opérations de coulage de béton décidée par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN).

Les militants, qui s’apprêtaient mercredi soir à passer leur deuxième nuit sur place, demandent à l’ASN de revenir sur cette décision.

Les opérations de coulage de béton du réacteur nucléaire de nouvelle génération EPR, suspendues le 21 mai, ont pu reprendre car EDF s’est engagée à renforcer ses contrôles, selon l’ASN.

« On a redémarré un chantier uniquement sur des déclarations de bonnes intentions d’EDF mais pas sur des remises en conformité de tout ce qui ne va pas », estime cependant Yannick Rousselet, chargé de la campagne Energie à Greenpeace.

L’ASN avait suspendu les opérations de construction en raison d’anomalies – selon elle sans conséquence directe en matière de sûreté – concernant notamment la disposition de certaines armatures de fer non-conformes aux plans.

L’EPR de Flamanville est le deuxième réacteur à eau sous pression (European Pressurised water Reactor) en construction dans le monde, après celui de Finlande. Sa construction a commencé en décembre pour une mise en service prévue en 2012.