24 juin 2008

CHERBOURG, 24 juin 2008 (AFP). Une vingtaine de militants de l’association Greenpeace bloquent depuis mardi matin l’accès de trois carrières situées dans la Manche dont le sable et les graviers alimentent le chantier de l’EPR de Flamanville, a indiqué à l’AFP une porte-parole de l’association écologiste.

Les gendarmes n’ont pu confirmer dans l’immédiat cette information, « en cours de vérification ».

La « vingtaine » de militants bloquent depuis 05H00 mardi l’accès de trois sites (Montebourg, Lieusaint, Haye-du-Puits) « avec des futs lestés de trois cents kilos auquel ils se sont cadenassés » pour protester contre la reprise des opérations de coulage de béton décidée par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN).

« Nous demandons à l’ASN de revenir sur sa décision, car aucun des problèmes n’a été réglé sur le fond. Il se passe le même scénario qu’en Finlande », où le chantier du premier EPR a subi des retards, selon la porte-parole Adelaïde Colin.

Les opérations de coulage de béton du réacteur nucléaire de nouvelle génération EPR à Flamanville, suspendues le 21 mai, peuvent reprendre car EDF s’est engagée à renforcer ses contrôles, avait annoncé l’ASN le 19 juin.

L’Autorité avait suspendu les opérations de construction en raison d’anomalies – selon elle sans conséquence directe en matière de sûreté – concernant notamment la disposition de certaines armatures de fer non-conformes aux plans. Elle avait également constaté « des fissures à la suite de la coulée d’un bloc de béton composant la plate forme de l’îlot nucléaire de l’EPR ».

L’EPR de Flamanville est le deuxième réacteur à eau sous pression (European Pressurised water Reactor) en construction dans le monde, après celui de Finlande. Sa construction a commencé en décembre. Il doit être mis en service en 2012.