10 juin 2008

BERLIN, 10 juin 2008 (AFP). Les fédérations allemandes de l’industrie automobile (VDA) et de l’industrie (BDI) ont jugé « acceptable » mardi l’accord franco-allemand sur les futures limitations des émissions de CO2 des voitures en Europe.

« La proposition est meilleure que celle de la Commission européenne mais pas idéale », a réagi le président de la VDA, Matthias Wissmann dans le quotidien der Tagesspiegel.

« Il est important pour l’industrie automobile qu’il y ait une progressivité », c’est à dire une application progressive de la limite de 120 g en moyenne par kilomètre le CO2 émis à tout le parc automobile existant, a-t-il souligné.

Cette approche progressive est nécessaire pour que « les objectifs de protection climatique qui ont été fixés puissent être atteints sur le plan technologique », a-t-il expliqué.

La chancelière allemande Angela Merkel avait annoncé lundi lors du sommet franco-allemand à Straubing (Bavière) que l’Allemagne et la France avaient trouvé un accord sur le dossier émissions de CO2 du parc automobile européen.

Un accord qualifié de « compromis défendable » par la fédération allemande de l’industrie (BDI). Mme Merkel n’est pas parvenue à « une solution optimale mais acceptable », a déclaré le président de la BDI, Werner Schnappauf.

Les normes devraient être telles qu' »on atteigne en 2012 la limite de 120 g avec les nouveaux modèles de voitures, mais pas avec tous les véhicules », avait indiqué Mme Merkel aux côtés du président français Nicolas Sarkozy, laissant ainsi plus de temps aux fabricants de voitures allemands pour remplir les objectifs fixés par l’UE.

La proposition franco-allemande, dont les détails doivent encore être mis au point par les ministères de l’Environnement des deux pays, doit être acceptée par les autres membres de l’Union Européenne.

Les émissions de CO2 du parc automobile européen sont actuellement en moyenne de 145 à 150 g par km.