5 juin 2008

LUXEMBOURG, 5 juin 2008 (AFP). Le plan européen de lutte contre le réchauffement climatique, que les pays de l’UE entendent boucler avant la fin 2008, divise pays de l’Est et de l’Ouest sur le partage de l’effort à réaliser, comme l’a montré jeudi une réunion des ministres européens de l’Environnement.

Les ministres de sept « nouveaux » Etats membres (Hongrie, Bulgarie, Estonie, Lituanie, Lettonie, Roumanie, Slovaquie) contestent la date de référence de 2005 choisie par Bruxelles pour comptabiliser les émissions de gaz à effet de serre de l’industrie et fixer les efforts de réduction demandés.

Lors d’un débat public jeudi à Luxembourg, leur opinion a toutefois été sèchement rejetée par Berlin et d’autres capitales.

Pour le secrétaire d’Etat hongrois Lajos Olah, qui mène la fronde côté est, « il est inquiétant que l’année de référence soit 2005 et pas 1990 ».

Or « des restructurations et des investissements ont eu lieu » avant 2005, a-t-il insisté. « Nous en avons payé le prix: le chômage est élevé et le PIB a baissé », a souligné M. Olah.

« Notre modèle est transparent et juste, et il ne touche pas à l’objectif de 20% » de réduction des gaz à effet de serre d’ici 2020 par rapport à 1990, a-t-il ajouté.

Avant même cette envolée, le ministre allemand de l’Environnement Sigmar Gabriel a voulu couper court à ce débat ouvert récemment.

« Si nous suivons les collègues de l’est, on n’arrivera pas à équilibrer les intérêts » de l’ensemble des pays européens, a-t-il martelé.

« Plusieurs Etats se retrouveraient en 2020 avec des objectifs inférieurs aux objectifs admis pour 2012. Ce n’est pas sérieux », a-t-il lancé.

Il a été soutenu par le secrétaire d’Etat portugais à l’Environnement Humberto Rosa: « la base de 2005 est fondamentale et reflète au mieux le potentiel de réduction des Etats membres ».