30 juin 2008

TUNIS, 30 juin 2008 (AFP). Un fonds doté de 200 millions de dollars US consacré à la lutte contre la déforestation du Bassin du Congo a été lancé lundi au sein de la Banque africaine de développement (BAD).

Ce fonds, qui fonctionnera depuis le siège provisoire de la BAD à Tunis, est alimenté à parité égale par la Grande Bretagne et la Norvège, a déclaré lundi à la presse Aly Abou-Sabaa, responsable de l’agriculture au sein de la BAD.

Ses activités seront centrées sur la sauvegarde des ressources naturelles et la gestion durable des forêts, « un objectif essentiel pour le développement au coeur de la mission de la BAD », a ajouté M. Abou-Sabaa.

Créé à l’initiative du gouvernement Britannique et de certains pays de l’Afrique centrale, le fonds doit financer des projets au bénéfice des communautés locales afin de promouvoir « des modes de vie compatibles avec la préservation du Bassin ».

La BAD en accueillera les organes dirigeants à Tunis et une partie du personnel exercera dans les bureaux régionaux de la banque au Cameroun et en République démocratique du Congo, a précisé M. Abou Sabaa.

La déforestation du Bassin du Congo, deuxième plus grande forêt au monde après l’Amazonie, touche 50 millions d’habitants de pays d’Afrique centrale.

Le Groupe de la BAD avait annoncé en février dernier un investissement de 814 millions de dollars dans la gestion durable des forêts en Afrique centrale.

Ce montant annoncé à la suite d’une conférence sur la gestion des écosystèmes forestiers du bassin du Congo, doit financer treize opérations, dont un programme de conservation de la biodiversité dans la région des Grands-Lacs.

Les écosystèmes forestiers du bassin du Congo couvrant plus de deux millions de km2 sont menacés en raison notamment d’une « exploitation irrationnelle », selon la BAD.

Le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) a consacré 40 millions de dollars (27 millions euros) pour y soutenir des projets et protéger la forêt.

La banque a monté 80 projets dans les dix pays de l’espace Commission des forêts de l’Afrique Centrale pour un montant global de 2,7 milliards de dollars.