TOULOUSE, 5 juin 2008 (AFP). Les présidents PS du conseil régional de Midi-Pyrénées et du conseil général de la Haute-Garonne ont exprimé leur satisfaction après l’annonce de l’abandon du projet de contournement autoroutier de Toulouse, également souhaitée par l’ex-maire Jean-Luc Moudenc (centriste, apparenté UMP).
« Le projet de grand contournement autoroutier de Toulouse disparaît enfin. Il était bien temps », a estimé le président de l’assemblée départementale Pierre Izard, après l’annonce par le ministère de l’Ecologie de l’abandon des contournements autoroutiers de Toulouse ou de Bordeaux, qui « ne correspondent plus aux nouveaux enjeux de développement durable ».
« Pendant que l’on débattait de cette pseudo-autoroute du futur, on ne concentrait pas les énergies sur les vraies priorités, dont les transports en commun », a estimé M. Izard dans un communiqué.
Egalement satisfait, Martin Malvy, président de la région Midi-Pyrénées, regrette que le ministre de l’Ecologie Jean-Louis Borloo « ne précise pas ce qu’il compte faire pour désengorger la rocade de Toulouse ».
M. Malvy dit attendre du gouvernement « qu’il dise comment il compte intervenir pour résoudre les problèmes d’encombrement de la circulation et de sécurité ».
Pour les Verts de Midi-Pyrénées, le projet de contournement de la Ville rose n’était « pas compatible avec les engagements territoriaux et internationaux en matière de réduction des gaz à effet de serre ».
Les Amis de la Terre ont salué « une première victoire », cette nouvelle liaison autoroutière ne pouvant, selon eux, « régler aucun des problèmes de la rocade toulousaine ».
L’agglomération toulousaine a connu entre 1996 et 2004 une hausse importante des déplacements locaux, de l’ordre de 23%, tandis que le trafic de transit a doublé entre 1996 et 2003 pour atteindre 20.000 véhicules par jour, dont 20% de camions.
Selon une étude prospective, le trafic de transit pourrait progresser encore de 38 à 51% d’ici à 2020 et les déplacements locaux de 20 à 26%.














