BONN (Allemagne), 28 mai 2008 (AFP). La création d’aires protégées au Brésil prévue par le programme Arpa en Amazonie pourrait réduire de 1,1 milliard de tonnes d’ici 2050 les émissions de carbone dues à la déforestation, selon une étude présentée mercredi par le Fonds mondial pour la nature WWF.
Cette étude, menée par le WWF Brésil avec l’Institut Amazonien de recherche environnementale (Ipam) et l’université fédérale du Minas Gerais (UFMG), a été présentée à Bonn où se tient la conférence de l’Onu sur la biodiversité.
Elle a quantifié le volume de carbone stocké dans l’ensemble des aires concernées par le programme Arpa et a comparé avec les effets d’une déforestation si la protection de ces zones n’avait pas lieu.
Le projet Arpa vise à protéger d’ici 2012, 50 millions d’hectares de forêt tropicale brésilienne, environ 10% de la forêt amazonienne du pays, par un vaste réseau de réserves naturelles, soit une surface équivalente à celle de l’Espagne. C’est un programme commun du Brésil et de plusieurs pays voisins, sous patronage notamment de la Banque mondiale et du WWF.
L’étude de WWF évalue l’économie en émissions de carbone grâce au programme Arpa à 1,1 milliard de tonnes d’ici 2050, soit quasiment le même volume que le total des émissions dues à la déforestation dans le monde en 2007, a indiqué le WWF dans un communiqué.
« L’Amazonie joue un rôle-clé dans la régulation du climat et le programme Arpa est un instrument puissant pour réduire les émissions de carbone issues de la déforestation », a souligné Denise Hamú, directrice du WWF au Brésil, dans le communiqué.
« Le Brésil essaye de lutter contre la déforestation illégale mais tant que la demande pour le bois restera forte, ils auront beaucoup de mal à l’éviter », a expliqué à l’AFP Saskia Richartz, de Greenpeace, à Bonn.
Le Brésil est le quatrième plus important émetteur au monde de gaz à effet de serre, dont 75% sont dégagés par les brûlages de forêt.














