BERLIN, 14 mai 2008 (AFP). Le ministre allemand de l’Environnement, Sigmar Gabriel, a mis l’accent mercredi sur la lutte contre la piraterie de patrimoine biologique en demandant que des règles contraignantes soient décidées dans le cadre de l’Onu d’ici à 2010.
Le ministre a demandé dans un communiqué à ce que « les travaux sur des réglementations internationales soient terminés d’ici 2010 en matière d’ABS » (Access and Benefit Sharing), c’est-à-dire sur l’accès aux ressources génétiques et le partage des avantages.
Lors de la conférence des signataires de la Convention sur la diversité biologique (CBD) qui se réunit à Bonn (ouest de l’Allemagne) du 19 au 30 mai, les négociations doivent permettre, selon lui, « de convenir d’un calendrier serré d’ici 2010 » à cet égard. Il s’agira aussi de « convaincre les opposants à une réglementation internationale de la pertinence de cette approche », a-t-il ajouté.
« L’Allemagne et l’UE veulent être un partenaire fort » sur cette question, a-t-il affirmé.
« Les pays en développement parlent à juste titre de +biopiraterie+ quand les nations industrielles se servent sans permission des ressources génétiques dans la forêt vierge, en font des médicaments mais ne reversent pas un centime », a souligné M. Gabriel.
La 9ème Conférence des signataires de la Convention sur la diversité biologique (CBD) doit notamment se pencher sur la santé de la forêt vierge, foyer de biodiversité dont la surface diminue d’année en année. La convention avait été adoptée en 1992 à Rio de Janeiro.
Un mammifère sur quatre, un oiseau sur huit, un tiers des amphibiens et 70% des plantes sont menacés de disparition sur terre, selon une liste rouge publiée par l’Union mondiale pour la nature (UICN) le 12 septembre dernier.














