14 mai 2008

PARIS, 14 mai 2008 (AFP). Une vaste étude multi-disciplinaire publiée mercredi confirme et renforce les conclusions du Groupe intergouvernemental sur le climat (GIEC), mandaté par l’ONU, sur l’origine et l’impact du réchauffement climatique.

Le texte, publié dans la revue Nature, souligne que « des changements significatifs » sont en cours sur tous les continents et la plupart des océans.

« Ces changements dans les systèmes naturels depuis au moins les années 70 ont lieu dans des régions où l’on a observé des augmentations de température » qui « ne peuvent être expliquées par les seules variations climatiques naturelles », poursuit l’étude.

« Les êtres humains ont une influence sur le climat à travers l’augmentation des émissions de gaz à effets de serre et le réchauffement de la planète a un impact sur les systèmes physiques et biologiques, » écrit Cynthia Rosenzweig, de l’Institut Goddard pour les études spatiales de la NASA et du Centre de de recherche sur les systèmes climatiques de Columbia.

Rosenzweig et des chercheurs de dix autres institutions à travers le monde ont analysé des centaines de publications et des données collectées depuis les années 70.

Leur étude se base sur des phénomènes aussi variés que le mouvement de certaines espèces vers des altitudes et des latitudes plus élevées dans l’hémisphère nord, la fonte des glaciers ou encore les migrations d’oiseaux en Europe, Amérique du Nord et Australie.

Selon le Giec, l’essentiel de l’accroissement constaté de la température moyenne de la planète depuis le milieu du 20e siècle est « très vraisemblablement » dû à l’augmentation observée des gaz à effet de serre émis par l’homme (+de 90% de certitude).

A la fin du siècle, les températures devraient augmenter de +1,8 à 4° par rapport à 1980-1999.