SAN PEDRO SULA (Honduras), 28 mai 2008 (AFP). Préserver les forêts est une politiques des plus efficaces et des moins coûteuses contre le réchauffement climatique, ont affirmé mercredi des experts en marge du sommet des chefs d’Etat d’Amérique centrale, à San Pedro Sula, au Honduras.
« Les forêts contribuent à réduire la magnitude du changement climatique car elles emmagasinent les gaz à effet de serre. En plus, elles aident à la régulation du climat, fournissent de l’eau aux populations humaines et offrent des recours d’une grande valeur esthétique, culturelle et économique », a souligné Bryan Finnegan, chercheur de l’organisation de défense de l’environnement The Nature Conservancy (TNC).
Le scientifique affirme qu’il est urgent de prendre des mesures fortes en Amérique centrale, notamment dans la surveillance des grandes forêts pour éviter le trafic de bois.
« Il semble, dit-il, que le plus urgent soit d’agir dans les zones de climat tropical humide plus que dans les régions de climat tropical sec ».
La déforestation est responsable de près de 20% des émissions de gaz à effet de serre, contre 80% imputables à la combustion d’hydrocarbures, selon Lucio Pedroni, du Centre agronomique tropical d’investigation et de formation (CATIE).
« Le problème des pays tropicaux c’est le déforestation; la meilleure solution pour eux pour lutter contre le réchauffement de la planète » c’est d’éviter la déforestation, poursuit Lucio Pedroni.
« Il n’est pas possible d’éviter les effets (du réchauffement climatique) mais il est possible de les atténuer avec des mesures urgentes », a estimé le vice-secrétaire de la Convention cadre des Nations unies sur le changement climatique, Richard Kinley.














