21 mai 2008

BRUXELLES, 21 mai 2008 (AFP). Les Etats membres de l’Union européenne (UE) aident de moins en moins les entreprises défaillantes et leurs soutiens publics sont plus souvent ciblés sur des projets servant la protection de l’environnement, a annoncé mercredi la Commission européenne.

« Notre objectif n’est pas d’encourager les aides d’Etat, mais s’il doit y en avoir, il est préférable qu’elles soient ciblées et l’environnemnent est une possibilité pour des aides ciblées », a expliqué un de ses experts.

Les aides d’Etat ont été ramenées d’une moyenne annuelle de 53,1 milliards d’euros à 47,6 milliards d’euros entre 2001 et 2006, souligne un « tableau de bord » des aides d’Etat rendu public par l’exécutif bruxellois.

Au cours de la même période, les dépenses en faveur de l’environnement ont doublé entre 2001 et 2006, passant de 7 à 14 milliards d’euros, soit 0,12% du PIB européen.

« Mais cette situation masque d’importantes disparités entre les Etats membres », note la Commission. En tête, caracolent la Suède avec 2,2 milliards d’euros, soit 0,77% de son PIB, le Danemark (749 millions d’euros, O,35% du PIB) et l’Allemagne (7,2 milliards d’euros, mais 0,32% de son PIB).

L’Autriche, les Pays-Bas et la Finlande sont dans la moyenne, mais tous les autres pays sont très loin derrière. Les dépenses en aides pour l’environnement du Royaume Uni, 1,2 milliards d’euros, représentent 0,06% de son PIB. L’Espagne est à 0,02% avec 151 millions d’euros, la France est à 0,01% avec 102 millions d’euros et l’Italie est à O% avec 72 millions d’euros.

La France et l’Italie privilégient en fait les aides publiques pour la recherche et le développement. L’Espagne porte ses efforts sur le développement régional.

La Commission européenne met en outre un bémol à sa satisfaction, car « une large part des aides d’Etat pour l’environnement –53% selon les estimations– consiste en des exonérations de taxes environnementales accordées aux grandes entreprises consommatrices d’énergie parmi lesquelles se trouvent de gros pollueurs ».