BAGNERES-DE-LUCHON, 17 mai 2008 (AFP). Les participants au colloque européen sur la cohabitation entre homme et grands carnivores à Bagnères-de-Luchon (Haute-Garonne) « se sont interessés » aux techniques utilisées en France par les chiens chargés de la protection des troupeaux, a expliqué samedi l’un des organisateurs.
Lors de trois journées d’échanges, les organisateurs du symposium Life Coex 2008, intitulé « Des ours, des loups et des hommes: initiatives européennes pour la cohabitation et la valorisation » ont pris conscience que la France était « pionnière » concernant les pratiques d’élevage ou la génétique de ces races de chiens de troupeaux.
« Nous avons découvert à l’occasion des débats que les éleveurs français, peut-être en raison de la pression des opposants (à la réintroduction de l’ours dans les Pyrénées centrales, ndlr), étaient pionniers dans ces pratiques », a souligné Alain Reynes, responsable de l’association Pays de l’ours – Adet, un des organisateurs.
Un plan de restauration et de conservation de l’ours dans cette région a été décidé par le ministère de l’Ecologie entre avril et août 2006. Cinq ours slovènes y ont été lachés. Deux ont été tués accidentellement en 2006 et 2007.
Les opposants à l’ours ont distribué des tracts ironisant sur l’art de « faire du pastoralisme depuis la ville » et dénonçant un « pastoralisme réinventé par des spécialistes de la déshumanisation des territoires ».
M. Reynes s’est dit certain qu’il « soit possible dans l’avenir de rapprocher les points de vue ».














