15 mai 2008

PARIS, 15 mai 2008 (AFP). Le Fonds mondial pour la nature (WWF-France) a annoncé jeudi la création d’un fonds destiné à financer des programmes de protection de la biodiversité en outremer grâce à des mécènes privés, entreprises, donateurs ou fondations.

La biodiversité ultra-marine représente 80% de la biodiversité française et est soumise à une érosion effrénée, a souligné à cette occasion Serge Orru, directeur général du WWF-France devant la presse. On recense en outremer 60 fois plus d’extinction d’espèces qu’en métropole, a-t-il précisé.

Le WWF a procédé à un premier versement de 1 million d’euros pour abonder ce fonds « Biome » (biodiversité outremer) et entend recueillir 10 millions d’euros sur 5 ans qui seront investis dans des projets de protection des écosystèmes en Guyane, en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française, aux Antilles, à Mayotte ou à la Réunion.

Toute personne physique ou morale peut souscrire à ce fonds.

L’organisation entend notamment procéder au sauvetage d’espèces menacées (tortue marine, dugong, jaguar), à la restauration de forêts ou à la protection d’habitats marins (récifs coralliens, mangroves, herbiers).

Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’état à l’Ecologie, a regretté à cette occasion que 5% seulement du mécenat soient actuellement consacrés à l’environnement: « sur un milliard d’euros par an, 50 millions vont à l’environnement: ce n’est pas assez », a-t-elle déclaré. L’objectif est de porter cette part à 30%, a-t-elle indiqué.

L’idée serait d’augmenter l’enveloppe globale des fonds dédiés au mécenat. Une cellule mécenat va être créée au ministrère de l’Ecologie afin de favoriser une telle évolution, a-t-elle indiqué.