LONDRES, 28 mai 2008 (AFP). Le « troisième choc pétrolier » qui frappe l’économie requiert des « solutions mondiales », relève le Premier ministre britannique Gordon Brown dans une tribune publiée mercredi par le Guardian.
« L’économie mondiale fait face au troisième choc pétrolier de ces dernières décennies », alors que le baril de pétrole, à 10 dollars il y a dix ans, atteint à présent 135 dollars, a observé le Premier ministre au lendemain d’un mouvement de protestation des routiers pour une baisse des taxes sur le gazole.
« Il n’y a pas de réponse aisée au problème mondial du pétrole sans une stratégie mondiale complète » a-t-il déclaré.
C’est pourquoi la Grande-Bretagne fait pression pour qu’une stratégie mondiale pour répondre à l’impact des prix élevés du pétrole, soit au menu du prochain sommet du G8 au Japon, a précisé M. Brown.
Dans un contexte de « demande en hausse et d’offre insuffisante », qui devrait se poursuivre avec le développement économique de l’Asie, « chaque pays doit trouver les moyens d’être plus efficace et de diversifier sa fourniture » d’énergie, observe Gordon Brown.
« Ainsi notre but de faire de la Grande-Bretagne une économie à faible émission de carbone devient une priorité économique en plus d’un impératif écologique », ajoute-t-il.
Gordon Brown souligne la nécessité de parvenir à une dépendance moindre envers le pétrole en augmentant les investissements pour les énergies renouvelables. Il veut également « faire plus pour aider le marché pétrolier à fonctionner plus efficacement ».
Au lieu « de laisser faire l’Opep », M. Brown appelle à un dialogue renforcé entre pays producteurs d’énergie et pays consommateurs, et à une plus grande transparence pour prévoir mieux les tendances à venir du marché.
M. Brown et son ministre des Finances Alistair Darling doivent rencontrer mercredi des représentants des compagnies pétrolières au nord-est de l’Ecosse pour leur demander comment ils peuvent contribuer à une hausse de la production, notamment avec des investissements dans les infrastructures et l’exploration.














