WASHINGTON, 12 mai 2008 (AFP). Le sorgho à sucre, une culture adaptée aux climats secs, capable à la fois de produire de la nourriture, des aliments pour bétail et du biocarburant, offre un énorme potentiel pour répondre aux besoins surtout des pays en développement, ont expliqué lundi des scientifiques.
« Nous considérons le sorgho à sucre comme la récolte idéale car elle peut à la fois produire de la nourriture et de l’éthanol », a souligné William Dar, directeur général de l’Indian Crops Research Institute for Semi Arid Tropics (ICRISAT), un institut international de recherche à but non-lucratif, dans un rapport.
Le sorgho, cinquième grande culture céréalière dans le monde après le riz, le maïs, le blé et l’orge, pousse dans des terrains secs, tolère bien la chaleur, une forte humidité ou une salinité du sol.
Le sorgho à sucre (Sorgum bicolor) ressemble au maïs à la différence que ses graines se trouvent sur le haut de la plante et non sur les côtés, et a les mêmes qualités nutritionnelles.
Ses tiges feuillues sont riches en sucre permettant de fabriquer de l’éthanol par distillation.
« Bien géré, les petits agriculteurs peuvent (avec le sorgho) améliorer leurs revenus de 20% par rapport à d’autres cultures dans des zones semi-arides comme en Inde », précise cet expert.
Aux termes d’un partenariat entre la firme privée indienne Rusni Distilleries et quelque 791 agriculteurs à Andhra Pradesh en Inde, l’ICRISAT a aidé à construire et à faire fonctionner depuis 2007 une usine d’éthanol à partir du Sorgho à sucre produit par ces petits fermiers.
En Inde, un gallon (3,78 litres) d’éthanol produit à partir du sorgho revient à 1,74 dollar, comparé à 2,19 dollars pour la canne à sucre et 2,12 dollars avec le maïs, précise le rapport.
Des projets développés sur le même modèle de partenariat sont en cours aux Philippines, au Mexique, an Mozambique et au Kenya, précise le document.














