30 mai 2008

BONN (Allemagne), 30 mai 2008 (AFP). Les participants à la conférence de l’ONU sur la biodiversité se sont entendus sur pratiquement tous les sujets, selon le chef de la délégation française, Laurent Stéfanini, ambassadeur délégué à l’environnement.

« Tout a été bouclé, y compris les biocarburants. Personne ne s’attendait à ce qu’on puisse avancer autant », a-t-il déclaré à l’AFP.

Il reste à discuter quelques points concernant le budget du secrétariat, la question des ressources additionnelles pour remplir les objectifs 2010 et la déclaration sur le lien entre biodiversité et changement climatique, a-t-il ajouté.

Concernant les agrocarburants, il a indiqué que la convention sur la diversité biologique (CBD) voulait se doter d’un « corps de doctrine qui définisse les conditions d’une culture durable des biocarburants ».

L’idée est de « faire un bilan biologique de l’utilisation de chaque technologie de biocarburant. La CBD va travailler dans cette voie pour dire ce que les biologistes et les naturalistes pensent des différents types de biocarburants », a-t-il ajouté.

Sur la question de « l’accès aux ressources génétiques et partage des bénéfices générés par leur utilisation, une feuille de route a été établie pour achever d’ici deux ans un ensemble de règles contraignantes qui devra être approuvé lors de la prochaine conférence de la CBD qui se tiendra à Nagoya, au Japon, en 2010.

« Il y a la volonté de travailler la-dessus ensemble. Jusqu’à présent c’était un dialogue de sourds entre le groupe des 77 et les pays industrialisés », a fait remarquer le chef de la délégation française.