5 mai 2008

TUNIS, 5 mai 2008 (AFP). La microfinance est un élément essentiel pour la croissance et la cohésion sociale des pays de la Méditerranée, a estimé lundi Philippe de Fontaine Vive, responsable de la Banque européenne d’investissement (BEI) à l’ouverture d’une réunion internationale à Tunis.

« La microfinance a une dimension économique et sociale majeure », a-t-il dit parlant « des risques actuels de famine et de pauvreté réelle » devant plus de 400 délégués publics et privés du secteur de la finance d’une trentaine pays, y compris Israël et la Syrie.

M. de Fontaine Vive, responsable de la FEMIP, instrument de financement de la BEI au sud de la Méditerranée, a annoncé la création d’un fonds spécial pour la promotion du microcrédit et plaidé pour ce secteur dans la perspective des projets de la future Union pour la Méditerranée (UPM).

L’Union européenne a accepté d’ouvrir une « fenêtre spéciale » d’une capacité de 10 millions d’euros sur trois ans pour l’appui des organismes de microcrédit en Méditerranée, a-t-il précisé à l’AFP.

La conférence devait dresser un état des lieux du secteur dans le bassin méditerranéen pour « une meilleure compréhension des enjeux et perspectives », en prélude au lancement de l’UPM.

« Il est temps de revenir aux choses basiques: nourrir et faire travailler les gens » a lancé M. de Fontaine Vive dans son discours à la conférence.

Co-organisatrice, Esma Ben Hamida, présidente de « Sanabel » (« épis de blé » en arabe) un réseau d’institutions de 11 pays arabes, a souligné la vitalité de la microfinance dans sa région, avec un nombre de clients actifs en hausse de 40% par an, contre 25% en moyenne dans le monde.