BRUXELLES, 6 mai 2008 (AFP). La Commission européenne a demandé une nouvelle fois mardi à l’Autriche de renoncer à une interdiction partielle du transit des poids lourds sur une autoroute du Tyrol, entrée en vigueur le 2 mai.
Bruxelles a envoyé à Vienne un « avis motivé », généralement son dernier avertissement avant la saisie de la Cour européenne de justice.
« L’Autriche dispose d’un mois pour réagir. Sur la base de cette réaction et sous réserve de l’issue de nouveaux contacts avec les autorités autrichiennes, la Commission décidera des suites à donner », selon son communiqué.
L’interdiction concerne une portion de l’autoroute autrichienne A12 entre Kufstein, près de la frontière allemande, et Zirl, près d’Innsbruck (ouest), et affecte de facto le transit par le col du Brenner reliant l’Autriche à l’Italie.
Elle s’applique aux véhicules de plus de 7,5 tonnes transportant des déchets, de la terre, des pierres ou des gravats, et doit être étendue le 1er janvier à d’autres transports de matériaux lourds ainsi qu’au transport de véhicules.
Vienne justifie cette mesure par sa volonté de lutter contre la pollution dans la vallée de l’Inn au Tyrol traversée par plus de deux millions de camions par an.
La Commission européenne regrette de son côté « des obstacles au commerce transfrontalier », et souligne que le type de marchandises transportées n’a « pas d’impact spécifique sur le plan des émissions » de gaz polluants.
En 2005, la CEJ avait déjà jugé illégales des restrictions au transit au Tyrol en soulignant notamment l’absence de solution alternative.
L’Autriche fait valoir qu’elle a depuis considérablement augmenté son offre de ferroutage.














