BRASILIA, 13 mai 2008 (AFP). La ministre brésilienne de l’Environnement, Marina Silva, a démissionné mardi de son poste qu’elle occupait depuis l’arrivée au pouvoir du président Luiz Inacio Lula da Silva en 2003, a indiqué un responsable du ministère.
Marina Silva, 50 ans, a présenté sa lettre de démission au président Lula, en lui expliquant les raisons de sa sortie qu’elle affirme être « irrévocable », a déclaré à l’AFP un porte-parole du ministère de l’Environnement, sans donner davantage de détails.
Née dans l’Etat amazonien de l’Acre où elle a travaillé comme récolteuse de latex aux côtés de Chico Mendes -le défenseur de l’Amazonie assassiné par des tueurs en 1988- Marina Silva, ex-sénatrice, avait été le premier nom annoncé par Lula pour former son cabinet ministériel, à son arrivée au pouvoir en 2003.
Sa défense tenace de l’environnement a provoqué à plusieurs reprises des heurts avec d’autres membres du gouvernement qui trouvaient qu’elle lâchait au compte-goutte les licences écologiques indispensables pour entamer des travaux de grande envergure en Amazonie notamment, comme par exemple la construction d’usines hydroélectriques.
Le président Lula lui-même lui avait demandé plus de rapidité dans l’octroi de ces licences mais Marina Silva arguait qu’elle devait être sûre que les usines ne porteraient pas préjudice à l’environnement.
En 2006, son ministère a fait l’objet de critiques en raison de la recrudescense des déboisements en Amazonie et dernièrement elle s’était opposée au ministre de l’Agriculture, Reinhold Stephanes, qui encourageait le développement de l’élevage dans la région amazonienne.














