PARIS, 22 mai 2008 (AFP). La France a enregistré « des avancées notables » dans les initiatives mises en place pour inverser l’érosion de la biodiversité d’ici 2010, affirme le ministère de l’Ecologie et du développement durable.
Le gouvernement a publié jeudi, à l’occasion de la Journée mondiale de la biodiversité, le deuxième rapport sur la mise en oeuvre de la stratégie nationale pour la biodiversité, adoptée en 2004.
Parmi les principales réalisations en 2006 et 2007, le texte cite la création de deux nouveaux parcs nationaux (en Guyanne et à la Réunion) et du premier parc naturel marin en métropole (Iroise, dans le Finistère).
Pour le comité français de l’union mondiale pour la nature (UICN), le bilan demeure cependant « insuffisant ».
« Le temps presse », met en garde l’organisation dans un communiqué, réclamant « une impulsion politique déterminante (…) en tirant profit de la nouvelle dynamique lancée par le Grenelle de l’Environnement » et « des moyens accrus ».
L’UICN donne l’exemple des plans « agriculture » et « mer » pour lesquels les mesures prises en faveur de la protection de la biodiversité « ne sont pas assez significatives pour limiter les impacts importants engendrés par des systèmes encore très productivistes et pour encourager des pratiques plus durables ».
Pour Christophe Aubel, directeur de la Ligue ROC, la Stratégie nationale pour la biodiversité a permis des avancées mais n’a pas changé fondamentalement la donne. « Pour le moment, la biodiversité reste pour la plupart des ministères quelque chose d’annexe », a-t-il souligné.
Selon le ministre de l’Ecologie Jean-Louis Borloo, « un effort budgétaire sans précédent » a été réalisé et « se poursuivra à long terme ». En 2008, les crédits consacrés à la préservation de la biodiversité ont enregistré une progression de 30% par rapport à 2007.
La richesse en espèces animales ou végétales est très largement supérieure en outre-mer qu’en France métropolitaine. Ainsi, si l’on ne prend en compte que les espèces endémiques, il y a globalement 26 fois plus de plantes, 3,5 fois plus de mollusques, et 60 fois plus d’oiseaux en outre-mer qu’en métropole.
Sur les 25 « points chauds » (zones de très forte richesse spécifique et de haut degré de menaces) terrestres de biodiversité identifiés au niveau mondial, cinq se trouvent sur le territoire français en outre-mer.














