BRUXELLES, 7 mai 2008 (AFP). Les pays européens sont encore loin d’un accord sur les critères de « durabilité » à appliquer aux biocarburants, devenus la condition de leur utilisation vu les critiques dont ils font l’objet, selon des diplomates de l’UE.
Lors d’une première discussion au niveau des ambassadeurs mercredi à Bruxelles, les 27 pays membres ont semblé « proches d’un consensus » sur un seul point, selon une source auprès de la présidence slovène de l’UE: les biocarburants utilisés devront dès l’entrée en vigueur de la législation européenne – espérée en 2009 – permettre une réduction de 35% des émissions de gaz à effet de serre par rapport aux carburants traditionnels.
Les pays membres sont aussi globalement d’accord pour augmenter ce pourcentage dans une « deuxième étape ». Mais quel devra être le nouveau pourcentage – certains parlent de 50% -, quand devra intervenir cette deuxième étape – quelque part entre 2015 et 2020- , et faut-il en fixer la date dès maintenant? Là-dessus les avis divergent, a expliqué un autre diplomate.
Les pays sont en revanche partagés sur la méthode à retenir pour mesurer l’efficacité des différents types de biocarburants – un calcul complexe mais fondamental pour voir s’ils passent le test des 35% de réduction d’émissions, ont expliqué les diplomates.
Enfin, la définition des critères environnementaux et sociaux, que l’UE s’est engagée à fixer pour ces biocarburants afin de désamorcer les critiques qui font valoir qu’ils poussent à la hausse les prix alimentaires mondiaux, reste à trouver, ont-ils précisé.
Les biocarburants devraient représenter 10% de la consommation des moyens de transports dans l’Union européenne en 2020.














