7 avril 2008

SAINT-BRIEUC, 7 avr 2008 (AFP). Un afficheur a refusé une campagne, lancée par une collectivité publique bretonne, incitant à une réduction des déchets dans le cadre de la semaine sur le développement durable 2008, en raison d’un avis négatif émis par le BVP (Bureau de vérification de la publicité).

Cette décision intervient à quelques jours de la signature, vendredi, de la charte d’engagement pour une publicité responsable entre le BVP et le ministère de l’Ecologie et du développement durable.

« Non au développement jetable. L’achat réfléchi, vous y avez un intérêt »: sous ce slogan, décliné en sept visuels, le syndicat mixte qui traite les ordures ménagères de plus de 130.000 personnes autour de Saint-Brieuc, avait conçu cette campagne pour inciter les citoyens à mesurer l’impact, sur la quantité de déchets produits, de leurs choix en matière d’achat.

Mais par crainte de poursuites juridiques, la société Métrobus, qui gère les espaces publicitaires sur les bus de l’agglomération, a refusé d’apposer cinq de ces visuels sur sept en raison de l’avis négatif du BVP.

Ce dernier a estimé que cette campagne paraît « de nature à porter gravement atteinte à des secteurs économiques », arguant en particulier du fait que « certains emballages, formes de produits, marques » sont « identifiables ».

Les visuels comparent le poids, en terme de déchets, d’une pile de rasoirs jetables face à un rasoir réutilisable, ou d’une boîte de lingettes face à une éponge.

Pour Clément Mahé, responsable de la communication au syndicat mixte, l’avis négatif du BVP tient sans doute au fait qu’il s’agit de « la première campagne au plan national qui concrétise visuellement les choses » par des photos -et non des dessins-, « la première fois qu’on matérialise ce qui produit des déchets ».

Les affiches ont cependant été diffusées sur les panneaux publicitaires d’autres afficheurs.