RIO DE JANEIRO, 1 avr 2008 (AFP). Les représentants des peuples des forêts tropicales de quinze pays d’Amérique latine, d’Afrique et d’Asie étaient réunis mardi à Manaus, en Amazonie brésilienne, pour faire entendre leur voix dans les discussions sur le changement climatique au sein des Nations Unies.
« Nous allons exercer notre droit de décider de l’avenir des forêts tropicales », a déclaré mardi a l’AFP Alberto Lopes, président du Groupe de Travail de l’Amazonie (GTA).
Le GTA regroupe 620 organisations en Amazonie brésilienne, une région où 25% des forêts sont sous la protection des communautés traditionnelles et indigènes.
« Ici à Manaus, nous renforçons une alliance pour le développement durable », a ajouté Alberto Lopes.
Lors de cette rencontre qui se terminera vendredi, les responsables des communautés forestières d’Amérique latine veulent trouver un consensus sur les compensations financières qu’ils veulent obtenir, en faisant valoir qu’ils aident à protéger des millions d’hectares de forêt vierge sous les tropiques.
« Les populations des forêts qui ne déboisent pas devraient recevoir leur part des bénéfices provenant de fonds internationaux ou des crédits carbone », a estimé Manoel da Cunha, président des récolteurs de latex au Brésil.
Le marché des crédits carbone a été créé par le protocole de Kyoto qui impose aux pays développés une réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre de 5,2% d’ici à 2012. Pour atteindre cet objectif, ils peuvent notamment investir dans des projets qui réduisent les émissions de CO2 dans les pays en développement.














