18 avril 2008

NAIROBI (Kenya), 18 avr 2008 (AFP). Les musées nationaux du Kenya (NMK) ont annoncé vendredi qu’ils tentaient à nouveau de convaincre l’UNESCO de classer les sanctuaires des forêts côtières du pays, les Kayas, au patrimoine mondial de l’humanité, afin de protéger ces lieux menacés, considérés comme sacrés.

Ce sera pour le Kenya la deuxième tentative, lors de la conférence de l’UNESCO en juillet à Québec (Canada), de faire inscrire au patrimoine mondial les forêts communautaires de l’ethnie Mijikenda.

La première demande n’avait pas abouti lors du congrès mondial sur le patrimoine mondial de l’humanité de 2007.

« Nous sommes optimistes sur le fait que les Kayas puissent être inclus dans la liste aux côtés des 800 autres sites reconnus au patrimoine mondial de l’humanité », a déclaré Idle Farah, directeur général des NMK.

« L’entrée dans cette liste pourrait nous ouvrir les portes d’une assistance financière pour la protection de ces sites, de la part des organismes internationaux de protection de l’environnement comme le World Nature Conservation et le World Wildlife Fund », a-t-il ajouté.

Au moins 47 sites différents ont été identifiés comme pouvant prétendre au patrimoine mondial de l’humanité.

Ces sites sont cependant menacées par l’exploitation forestière, la fabrication de charbon de bois et la récolte du sable.

Considérées comme sacrées par les Mijikenda, les Kayas ont historiquement abrité leur petits villages fortifiés quand ils étaient apparus dans la région il y a trois siècles, poursuivis par des ennemis du Nord.