PARIS, 15 avr 2008 (AFP). La fédération France Nature Environnement et trois de ses partenaires – Fédération Nicolas Hulot, Ligue de protection des oiseaux et Ligue Roc – appellent les sénateurs à voter cette semaine « une loi d’apaisement » sur les OGM.
« Il nous apparaît essentiel de voter une loi d’apaisement », écrivent-ils mardi soir dans une lettre ouverte aux sénateurs, en rappelant que le texte initial était le fruit d’un « compromis négocié lors du Grenelle de l’environnement ».
« Encourager la recherche, imposer une obligation d’assurance, prévoir un système de responsabilité qui ne repose pas que sur les épaules des agriculteurs, assurer la transparence, défendre les signes de qualité : telles sont les idées que nous défendons », indiquent les signataires qui joignent à leur courrier une série d’amendements en ce sens.
« Toutes ces propositions vont dans le même sens, celui du principe de précaution », soulignent-ils en jugeant « pour le moins ambigü » que le texte « contraigne les parlementaires à définir des principes et règles de coexistence entre cultures OGM et non OGM, alors que les scientifiques eux mêmes ne savent pas l’organiser ».
Ils demandent aux parlementaires de conserver les amendements « Chassaigne » et « Grosdidier » – respectivement déposés par des députés PCF et UMP – qui veillent notamment à préserver l’agriculture AOC d’une contamination par les OGM.
Le Sénat entame mercredi l’examen du projet de loi sur les OGM en deuxième lecture. A cette occasion, le groupe UMP a décidé d’émettre un « vote conforme » à celui de l’Assemblée sur l’ensemble du texte, « sauf l’article 1er » qui comporte l’amendement Chassaigne (PCF).














