ANGERS, 23 avr 2008 (AFP). Cofiroute, filiale autoroutière du géant du BTP Vinci, a ouvert jeudi les 18 kilomètres de l’A11 qui contournent Angers (Maine-et-Loire) par le nord et bouclent l’axe Paris-Nantes, inaugurant le concept d’une « éco-autoroute, conviviale et sûre ».
Pierre Coppey, PDG de Cofiroute, a expliqué que « de multiples initiatives » avaient été prises « depuis l’étude du tracé jusqu’aux moindres détails de l’aménagement » de ce tronçon pour « intégrer au mieux l’autoroute dans son environnement et limiter au maximum ses impacts ».
Il s’agissait de construire une autoroute « au service de la mobilité durable » qui soit « en phase avec les attentes du Grenelle de l’environnement », a-t-il résumé.
M. Coppey a ainsi cité: les courbes du terrassement « harmonisées » avec celles du terrain naturel, les 17 ouvrages hydrauliques qui « recueillent, décantent et déshuilent » toutes les eaux de ruissellement de la chaussée, cinq passages pour les animaux, des haies pour les oiseaux et une mare réaménagée pour les batraciens.
En outre, 28.000 arbres et arbustes d’essences diverses ont été plantés, soit deux par mètre linéaire et 30.000 m2 de protections acoustiques ont été posés.
Le PDG de Cofiroute s’est dit fier d’avoir pu restituer « aux riverains 10 hectares de terrain grâce à la couverture du tunnel, mis à la disposition des communes pour la création de nouveaux espaces verts ».
Il a souhaité que la « haute qualité environnementale incarnée, selon lui, par l’A11 Angers devienne la norme pour l’ensemble de notre réseau ».
Ce tronçon de l’A11, mis en service avec quatre mois d’avance sur le calendrier contractuel établi par l’Etat, est le 1100e kilomètre du réseau Cofiroute dans le centre et l’ouest de la France.
Il doit désengorger les voies des berges du centre de la ville d’une grande partie de transit et du trafic local, soit quelque 25.000 voitures en moins chaque jour, presque la moitié de la circulation locale.
Les travaux –dont un tunnel en tranchée couverte de 1,7 kilomètre et un viaduc sur la Maine de 532 mètres– ont coûté 450 millions d’euros, financés à 95% par Cofiroute et à 5% par les collectivités locales, et ont duré quatre ans.
Le trafic attendu est de 65.000 véhicules par jour.















Je confirme que l’arrivée (enfin !) de ce contournement est un plaisir pour les oreilles (qui retrouvent de la sérénité) et avec un risque d’embouteillages et d’accidents en moins (La sirène des pompiers retentissait systématiquement à chaque pluie !). La vie n’a pas de prix et là, depuis dimanche dernier, on revit !!! Par contre, coté tourisme, les véhicules ne passeront plus aux pieds de la forteresse médiévale qui a fait la réputation d’Angers (avec ses tapisseries de l’Apocalypse). Mais la ville mérite le détour !
Pour le tunnel, se fut une vrai bataille d’un groupe d’habitants qui a fini par payer et le résultat de l’ouvrage est tout à fait séduisant : impossible d’imaginer sous ses pieds le passage de ce monstre d’autoroute !
et si on faisait des centrales nucléaires avec des courbes de terrassement “harmonisées” avec celles du terrain naturel et intégrées dans le paysage, des stockages de déchets radioactifs ou autres dans des tunnels avec des ouvrages hydrauliques qui “recueillent, décantent et déshuilent” toutes les eaux de ruissellement de la décharge , et autant de passages pour les animaux, de haies pour les oiseaux et une mare réaménagée pour les batraciens ? ce serait chouette, non, des centrales nucléaires écolo !….
contournement ou détournement … sémantique ?
faut vraiment pas avoir honte pour écrire des trucs comme ça !
vivement la fin du pétrole et la décroissance obligée !