MACON, 25 avr 2008 (AFP). Le préfet de Saône-et-Loire, Michel Lalande, a assuré vendredi que le concours de déterrage de blaireaux prévu à la mi-mai à Cluny, se déroulera « dans les meilleures conditions », en précisant que les animaux ne seront « pas tués » et que « leurs terriers seront reconstitués ».
Ce concours, véritable épreuve de sélection du championnat de France de déterrage de blaireaux, a suscité l’indignation de l’Association pour la protection des animaux sauvages (Aspas) qui l’a qualifié de « pratique barbare ».
L’Aspas a dénoncé cette pratique qui consiste « à arracher violemment blaireaux ou renards de leur terrier avant de les abattre (…) alors que les populations de blaireaux sont en chute libre en France et que cette espèce est protégée dans la plupart des autres pays de l’Europe ».
Ce concours « respecte les dispositions » de la législation en vigueur et « toutes les précautions seront prises pour (qu’il) ait lieu dans les meilleures conditions », a affirmé le préfet dans un communiqué.
M. Lalande a ajouté qu’il est « strictement interdit de tuer les blaireaux, qu’ils seront maintenus dans leurs terriers (et) que ceux-ci seront reconstitués par les participants ».
Enfin le préfet a annoncé une « présence renforcée des agents de l’ONCFS » (Office national de la chasse et de la faune sauvage) pour « veiller auprès des organisateurs de ce concours au respect de ces dispositions ».
L’association ornithologique et mammalogique (AOMSL) et la confédération des associations de protection de l’environnement et de la nature (CAPEN), qui ont été reçues en préfecture, s’étaient également émues de la tenue de ce concours, les 16, 17 et 18 mai à Cluny.














