BUCAREST, 27 mars 2008 (AFP). Le ministre de l’Environnement roumain Attila Korodi a demandé jeudi aux fermiers de ne pas semer du maïs transgénique à partir de cette année, tout en évoquant la possibilité d’initier un projet de loi pour interdire la culture de cet OGM.
« Je demande aux fermiers de ne pas acheter des semences de MON810 (ndlr maïs transgénique provenant de la compagnie américaine Monsanto) et de ne pas les semer à partir de cette année », a déclaré M. Korodi, lors d’une réunion organisée par Greenpeace sur les aliments bio roumains.
Dans son discours, le ministre a évoqué notamment des études effectuées à l’étranger, qui soulèvent de « sérieuses questions » concernant la sécurité de ce maïs.
« Il y a trop de questions pour laisser cultiver des OGM en Roumanie sans rien faire », a déclaré M. Korodi à l’AFP.
« Au cas où l’évaluation … révèle des risques réels sur l’environnement et la santé, nous sommes décidés à lancer un projet pour interdire la culture de maïs MON810 », a précisé le ministre, en référence à une étude qu’il a sollicitée et qui devrait être réalisée prochainement.
Greenpeace, qui avait dénoncé à plusieurs reprises les cultures transgéniques et demandé au gouvernement de détruire les récoltes suspectes, a salué l’annonce du ministre.
Selon le ministre de l’Environnement et les ONG, la Roumanie, le producteur de maïs le plus important de l’Union européenne, avec 3 millions d’hectares cultivés annuellement, a ensemencé en 2007 quelque 300 hectares de MON810.














