BRUXELLES, 13 mars 2008 (AFP). Un sommet européen consacré avant tout au changement climatique et au projet d’Union pour la Méditerranée, cher au président français Nicolas Sarkozy, a démarré jeudi à Bruxelles vers 16h50 GMT.
L’Union pour la Méditerranée, dont M. Sarkozy veut faire un projet phare de la présidence française de l’UE au second semestre 2008, devait être un des grands sujets du dîner des chefs d’Etat et de gouvernement.
Plusieurs dirigeants européens semblaient décidés à insister auprès de M. Sarkozy pour qu’il « recadre » ce projet de coopération renforcée avec les pays allant du Maroc à la Turquie au sein des institutions européennes existantes, après avoir déjà revu ses ambitions pour obtenir l’aval de la chancelière allemande Angela Merkel.
Le Premier ministre slovène Janez Jansa, dont le pays préside l’Union européenne jusqu’en juin, a ainsi souligné à son arrivée au sommet, que l’Europe « n’avait pas besoin d’institutions parallèles » et qu’il « fallait bien sûr que (le projet) rassemble tous les pays membres et tous les pays de la Méditerranée ».
Vendredi, les dirigeants européens devaient également confirmer les ambitieux objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre qu’ils s’étaient fixés en mars 2007, malgré des inquiétudes grandissantes sur les conséquences du développement des biocarburants et sur les risques de délocalisations hors d’Europe des industries les plus polluantes.
Il y a un an, les dirigeants européens s’étaient engagés à réduire leurs émissions de 20% d’ici 2020 et de porter la part des biocarburants à 10% du total du carburant consommé.














